L'impact de la cigarette électronique sur la santé

Composition du e-liquideCliquez ici pour en savoir plus

Le e-liquide contient du propylène glycol, de la glycérine végétale, des arômes alimentaires et peut contenir de la nicotine. Voici une présentation de ces différents ingrédients, souvent mal connus.


Le propylène glycol : 

Chimiquement, il s'agit d'un alcool ; considéré comme non-toxique par ingestion. Dans le e-liquide, il sert à produire la vapeur, à rendre les saveurs et contribue au « hit ». Il est largement utilisé dans de nombreux produits de consommation courante, notamment comme : 

  • - Additif alimentaire (E1520)
  • - Émulsifiant (sauces prêtes à l'emploi...)
  • - Humectant et anti-moisissures (dans les cosmétiques notamment)
  • - Générateur de "fumée" artificielle dans les machines à fumée (dans les discothèques, théâtres et cinémas)

Le reproche le plus souvent adressé au propylène glycol est qu'il sert aussi d'antigel. Il est a noter que l'antigel en question est très coûteux, son utilisation est donc généralement réservée aux chambres froides alimentaires, où seuls les antigels non-toxiques sont tolérés. Un point plutôt rassurant au final ! A noter également que le sel sert d'antigel lui aussi...


La glycérine végétale :

Il s'agit d'un liquide épais, transparent, inodore et non toxique, au goût sucré. Il est utilisé dans le   e-liquide pour produire une vapeur plus importante, plus dense. On le retrouve aussi dans de nombreux produits du quotidien :

  • - Additif alimentaire (E422)
  • - Agent hydratant, solvant et lubrifiant dans les cosmétiques
  • - Dans les dentifrices, bains de bouche, crèmes hydratantes, produits capillaires, savons...
  • - Dans les suppositoires et sirops contre la toux
  • - Pour des effets spéciaux tels que la simulation de transpiration
  • - Dans l'aéronautique pour lubrifier les tuyauteries d'eau potable en raison de son caractère non polluant
  • - Peut être également utilisé comme lubrifiant intime    

Les arômes alimentaires :

Tout simplement les arômes couramment utilisés dans toutes sortes d'aliments, comme les glaces, sirops, sauces, soupes etc... Leur élaboration est très réglementée afin de garantir leur non-toxicité.

  
La nicotine :

Utilisée dans le e-liquide pour favoriser le « hit » et satisfaire le besoin du fumeur. La nicotine n'est dangereuse qu'à forte dose, d’où la nécessité de modérer sa consommation. Elle ne fait qu'induire une dépendance à faible dose, le but étant de réduire progressivement en s'orientant vers des e-liquides de moins en moins forts.

 

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  Une étude menée par les chercheurs de la Boston University School of Public Health (BUSPH) en 2010 a marqué un point tournant pour l’utilisation de la cigarette électronique :
 
  • - La cigarette électronique contient peu ou pas de produits chimiques susceptibles de présenter des risques sérieux pour la santé.
  • - Bien qu'on ne puisse actuellement se prononcer en termes absolus, les données actuelles indiquent que les cigarettes électroniques pourraient être moins nocives que les cigarettes ordinaires et comparables, en termes de toxicité, avec les autres substituts du tabac (timbres, gommes, inhalateurs).
  • - Les concentrations de substances cancérogènes sont 1000 fois moins élevées que dans les cigarettes.
  • - Des données préliminaires indiquent que les cigarettes électroniques pourraient être efficaces contre l'envie de fumer, surtout parce qu'elles simulent l'acte de fumer une véritable cigarette.
  • - Ce dispositif pourrait se révéler supérieur en efficacité aux autres méthodes d'auto-administration de la nicotine parce que les stimuli associés à l'acte de fumer ont un effet durable contre les symptômes du sevrage.
 
  Un laboratoire en Nouvelle-Zélande a effectué des essais sur la sécurité des e-cigarettes. Selon le chef de la recherche, le Dr Laugeson Murray, le test a révélé que l'e-cigarette est très sûre par rapport aux cigarettes, et aussi sûre en termes absolus à tous les niveaux.
 
  L’Afssaps (Agence francaise de sécurité sanitaire des produits de santé) recommande de ne pas consommer de cigarette électronique pour deux raisons :
 
  1. Les e-liquides sont « susceptibles d'entraîner une exposition cutanée ou orale accidentelle, avec des effets indésirables graves, notamment chez les enfants. » . Autrement dit, le danger ne viendrait pas d'une utilisation dite 'normale' de la cigarette électronique, mais de situations 'accidentelles'.
  2. « consommer des cigarettes électroniques peut induire une dépendance, pour toute quantité de nicotine contenue dans les cartouches. L’usage de ce produit expose donc les utilisateurs qui n’étaient dépendants ni aux cigarettes, ni à la nicotine, à un risque de dépendance primaire. » Encore une fois, il ne s'agit pas de danger médical mais de mise en garde contre la dépendance. Bien évidemment, nous déconseillons fortement aux non-fumeurs de se lancer dans la consommation de cigarettes, électroniques ou non ; et nous considérons comme un but essentiel la réduction de nicotine consommée, zéro étant l’objectif final.
 
  A ce jour, aucune étude scientifique n'a été en mesure de démontrer les dangers réels de l'utilisation de la cigarette électronique à long terme.  Mais il semble évident que les poumons ne sont pas faits pour inhaler autre chose que de l'air, et donc que la cigarette électronique n'est sûrement pas « bonne pour la santé ». Mais n'oublions pas qu'elle a pour but de remplacer la cigarette classique, un produit dont la dangerosité et la mortalité sont bien connus !
 
 

 
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